Situations du Plateau d'Horombe

 

      CONTEXTE GENERAL

Réalités : 

1)      Situation géographique :

 La région d’Ihorombe se situe dans la partie Sud de Madagascar, Province de Fianarantsoa. Elle couvre les fivondronana suivants : Iakora, Ivohibe, Ranohira et Ihosy. Nous allons parlé seulement du Plateau d’Ihorombe qui s’étend entre les villes et plaine suivantes, à l’Est Ihosy, à l’Ouest : Ranohira (RN7 : 90km, vol d’oiseau 70km), au Sud Tritriva Kely, au Nord plaine de Zomandaho (100km à vol d’oiseau). La superficie approximative est de 7000km2.

 Population : 30000 habitants, pour 290 villages, ce qui fait : 4,29 habitants par km2.

La dichotomie entre un taux de natalité qui est autour de 3  et le taux de mortalité infantile autour de 2 0/00  ce qui explique la concentration des gens dans ces villages enclavés et dressés près des rivières : Ihosy, Lagnana, Sambay et Hazofotsy qui arrosent cette région. Le manque d’infrastructure routière et de ponts rend l’accès dans ce village un peu difficile (voir même impossible, surtout pendant la période de pluie, de novembre à mars).

 2)      Réalités socioculturelles

 La région d’Ihorombe connaît des réalités socioculturelles particulières enracinées dans une forte culture traditionnelle et ancestrale. Le zébu, symbole de richesse, tient une place importante dans tous les événements familiaux et les cérémonies religieuses (rites d’initiations : savatsy, Bilo...).

 a-      réalités éducatives.

 Chaque personne adulte est responsable de l’éducation des enfants et jeunes des villages. Celle là essaye de transmettre les savoirs : uses et coutumes, rites d’initiation, politesse, danses, chants, histoires (fables et contes...), et tout ce qui tourne autour des zébus (couleur, garde....). Sachant bien que les premiers responsables de cette éducation informelle sont les parents, et aussi le Lonaka (chef du village). Chaque événement est une occasion pour parfaire ces savoirs : réunion du village, « tsipirano », Bilo, Tandra-vady, funérailles, Avoria, Savatsy et Kabary.

 Les enfants ont une place très importante dans chaque village. Les parents ont une soif d’avoir beaucoup d’enfants, ils ont toujours des rêves pour que ces enfants aient une place notable dans leur vie future : fonctionnaires, « patrons », des personnes exemplaires....Mais en même temps, il y a peu de gens qui arrive à atteindre leurs objectifs, faute d’existence d’un cadre éducatif formel comme l’école.

 b-      communication – information

 Les gens de la région aiment se communiquer et s’informer. A défauts des moyens de communication adéquates : radio, télévision, et journaux, ils utilisent les moyens traditionnelles à leurs disposition pour s’informer : le marché qui se tient tous les samedis, est un lieu de rencontre et d’échanges de nouvelles nationales ou entre villages ; les routes ou plutôt les sentiers à travers ce vaste plateau leurs servent de contact entre les villages voisins ; la route RN7 est la seule voie praticable, servant comme issue de communication vers les principales villes comme Ihosy, Ranohira et d’autres. Chaque famille ne dispose pas nécessairement un poste radio. Dans chaque village, on compte au plus 4 ou 5 radio. Chaque soir, les gens se réunissent autour de ces postes pour écouter les nouvelles transmises par la radio nationale R.N.M. et surtout la RADIO AVEC que les gens aiment bien.

 c-      Religion et croyance.

 Les gens de cette région, c’est à dire les Bara, comme tous les malgaches, pratique une religion traditionnelle monothéiste. Ils croient au Zanahary : Dieu créateur. Les ancêtres qui étaient leurs proches, servent de médiateurs auprès de Zanahary qu’ils pensent et croient être inaccessible. Alors, dans tout ce qu’ils font, ils demandent l’aide et la bénédiction de ces ancêtres et aussi de Zanahary. Toutes les cérémonies religieuses et familiales s’inspirent de cette croyance et pratiques ancestrales.

 d-     santé.

 Par tradition, l’ombiasa a le rôle de diagnostiquer les maux frappants moralement ou corporellement les gens du villages : maladies, divers troubles... dus à des forces surnaturelles.  Sachant les origines, Il va interpréter et trouver les moyens pour que l’harmonie revienne dans le village.  L’ombiasa est le guérisseur qui procure les médicaments traditionnels pour les divers maux et maladies. Il a le répertoire des diverses  plantes médicinales.

 Chaque année, le paludisme fait des ravage dans la région, et cela est un des causes de la mortalité infantile.

 e-      rôle du Lonaka.

 Le Lonaka est le chef du village, c’est celui qui dirige et qui cherche à chaque instant la bonne marche du village dans tous les domaines. Il est celui qui donne l’ordre et aussi à qui on a confiance, c’est l’exemple ou le référence à chaque décision ou à chaque événement. Chaque décision est prise à travers lui et ces conseillers, qui sont les personnes âgées du villages. Sa maison est la maison pour tous les villageois, tous les événements se tiennent dans ce lieu (trano-be : grande maison). E parallèle à cela, il y a les autorités étatiques (maire, chef du quartier), ils doivent passer par le Lonaka pour affirmer leur autorité.

 3)      Réalités économiques

 L’élevage tient une place importante dans cette région, à travers les zébus. Mais cela n’empêche, en étant paysans malgaches, l’agriculture a aussi sa place prépondérante. 

 a-      Elevage.

 ZEBUS :

Comme nous le savons, le zébus a une place importante au niveau économique dans cette région, surtout par le nombre :

Comme ces zébus sont entre les mains d’une minorité, Il en résulte que sa répartition par village et par personne demeure inégale. 

Les zébus représentent le statut d’une personne, et servent d’objet d’immolation dans les divers événements, mais rarement comme source de revenues. Plus on a de zébus, plus on est estimé et considéré dans la région.

Les Bara, la minorité sus mentionnés,  font beaucoup de dépenses pour entretenir leur cheptel : vaccins, divers taxes, mettre à jour leurs cahiers de registres... Par tous les moyens, l’augmentation en nombre des têtes demeure parmi  leur première préoccupation. 

Ils ne vendent leurs zébus que lorsqu’ils se trouvent en difficulté : grave maladie, famine, problème juridique, problème relationnel...

 VOLAILLES

Ils élèvent les volailles pour subvenir à leurs besoins soit en viande, soit en les vendant pour avoir de l’argent pour les produits de premières nécéssités (sucre, pétrole, sel…)

 b-      Agriculture.

 Le riz est le principal repas des malgaches. La rizière, bien qu’importante, ne couvre pas toute l’étendue propice à cette pratique. On ne fait la culture que durant les saisons de pluie et selon une technique archaïque : on fait piétiner la rizière par les bœufs, on repique les plants de riz et on attend, sous la providence, la moisson après trois ou quatre mois, d’où la récolte parfois désastreuse.

 Après le riz vient le manioc. Beaucoup de gens pratiquent cette culture, qui est une substitution du riz pendant les périodes de soudure.

 Le riz, comme le manioc  est aussi la culture que les gens vendent au marché pour couvrir et acheter les besoins immédiat et de première nécessité comme l’habillement, l’éclairage (pétrole, allumette...), les médicaments, de la viande...

 b-      reboisement

 c-      pêche

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